mardi 5 juin 2012

Samedi 2 Juin

remise des cadeaux


NOURA --------------SARY-TASH

69KM / 5585    D=1360m  9H / 16H

Ce matin, ciel assez dégagé, les montagnes au fond sont l’objet de beaucoup de photos.
Le personnel de l’école vient faire un tour avec des élèves qui passent un examen.
Petite cérémonie toute simple et émouvante, avec ces gens qui n’ont même pas l’eau courante et qui nous logent gratuitement. Certains ont même eu la larme à l’œil.

La mamy pousse la chansonnette

Ensuite, il n’y a guère que les photos pour décrire le paysage d’une des plus belles de nos étapes.
Notre premier col Kirghize s’appelle TON MORUN (le nez congelé), où nous n’avons pas eu si froid que cela, malgré un petit vent de face très frais. 3785m, quand même !
Ah oui !, en montant le col, pas mal de marmottes, plus claires que les nôtres, mais plus sauvages, donc photos de loin.

Notre amie la marmotte.


Pique nique à quelques uns face aux sommets enneigés de la chaine du PAMIR, sommets autour de 6600m et quelque part au milieu, le pic LÉNINE (7134m).
Encore une école ce soir, mais les horaire sont plus raisonnables puisque nous arrivons vers 16H00.
J’ai gagné un niveau car j’ai réussi à me doucher dans le camion par une température de l’eau qui n’a rien d’estivale. Je l’ai estimée à une dizaine de degrés, mais vous savez que j’ai horreur de l’eau froide.

n’y a pas d’âge pour porter le chapeau.

La mosquée de Noura.


En montant le col.

toujours plus haut.


On y est bientôt.


3785m avec Gérard (mal voyant), Guy, Pascal, et Dominique.
Juste avant d’arriver à Sary-Tash

Vendredi 1er Juin

Chameau

ULUGQAT--------------NOURA

 
13KM / 5516  D=200m env. 

   
Journée administrative ; après le déjeuner dans notre dernier hôtel Chinois à 7H30, nous attendons le bus jusqu’à  9h00 et il nous emmène à la frontière où l’on poireaute encore une bonne paire d’heures avant d’avoir le droit de faire la queue pour présenter  nos passeports quatre où cinq fois avant de partir enfin vers midi.
Comme la route jusqu’à la frontière du KIRGHIZISTAN  est en totale réfection, ce fut l’enfer, sauf le paysage superbe..
Nous avons droit à un arrêt au marché d’un petit village pour acheter trois bricoles, un arrêt pipi, un arrêt chameau, un arrêt deuxième frontière Chinoise (re-passeports), le tout dans une poussière infernale, et pas de repas car la troisième frontière, d’où nous repartirons en vélo ferme à 17H00. Heureusement que nous avions prévus des munitions de bouche.
À la dite frontière, encore les passeports (on ne les aura pas emmenés pour rien), les camions arrivent une bonne heure et demie après (j’avais prévu de la lecture), nous récupérons les vélos et nous entrons dans un genre de « no man’s land », plus tout à fait en Chine et pas tout à fait encore en Kirghizie.
Apres 7km, nous devenons une sorte de héros, attendant pendant une paire d’heure que chacun passe au bureau des douanes sur un parking au froid glacial. C’est bien simple, nous avons mis tout ce que l’on a pu sur nous.
On repart enfin entre chien et loup, pour arriver dans les locaux très propres et accueillants de l’école de NOURA, un village entièrement rebâti après un tremblement de terre en 2008 faisant 74 morts.
Nous faisons un pique-nique dans le gymnase (T°= 6°) et dodo, il est minuit. Mais miracle, comme nous sommes passés dans un autre fuseau horaire, hé bé il est 22h00, mais on est bien crevés quand même.


La montagne en couleur
Couleurs, suite
Premiers décor KIRGHIZE

Jeudi 31 Mai

Dernières balayeuses chinoises.


KASHGAR--------------ULUGQAT

 
99KM / 5503      D=1100m      9H / 17H30


(De chronique aujourd’hui, je vous la livre telle quelle) :


     Aujourd’hui est un jour spécial, car nous roulons pour la dernière fois, dans le cadre de l’expédition, sur les routes Chinoises en vélo. Pas parce qu’après nous serons malades, mais tout simplement à cause de notre passage au Kirghizistan.

Derniers cimetières chinois.

     Et cette dernière étape au pays du soleil levant, (astre qu’en fait nous n’avons découvert, chaque jour où il a daigné briller, que déjà haut) commence pour une fois sous un soleil franc et qui le restera toute la journée. Même le vent, violent cette nuit, se transforme en brise tranquille.
La sortie de la ville se fait plein nord, droit sur une petite chaine de montagne, que nous traversons après une quinzaine de kilomètres. Passée cette montagnette, la route franchit une rivière, et longe un cimetière aux tombes couvertes de petits toits Chinois que nous ne voyons plus beaucoup depuis quelque temps.
Au loin se profilent des sommets bien plus élevés, couverts de neige.
     Ensuite, c’est la galère pour les serre-files, car ils doivent attendre les infâmes photographes qui prennent un malin plaisir à engranger cliché sur cliché, car il faut dire que le décor s’y prête. (Je dois avouer, à ma grande honte que je fais partie de ces empêcheurs d’avancer).
     La zone est très cultivée, et notre chemin se trouve bordé d’une multitude d’habitations aux entrées souvent très belles et donc cela m’a beaucoup ralenti mais je ne regrette rien. 

Une des belles portes d’habitation.

     Aujourd’hui est aussi, apparemment, le jour de la fête des écoles, car trois ou quatre fois, nous passons devant des établissements scolaires en fête. Arrêtés devant l’un deux et nous dévissant  le cou pour photographier les festivités, un gars du pays nous fait signe que l’on peut entrer. Donc, nous sommes quelques uns à entrer…..et à ressortir 3 minutes après, virés par un « pion » ou un membre de l’équipe enseignante ; surement que tout le monde n’est pas au courant des règles de l’école.
     Un fleuve très boueux est remonté ensuite, puis quelques arrêts pour des mosquées ou des tombes, histoire de ralentir l’arrière garde, une crevaison personnelle (un morceau de ferraille, histoire de rendre mes mains bien noires), et c’est le repas dans un petit village.
     Le fleuve ou la grosse rivière se tarit de plus en plus, tandis que nous finissons de grimper, dans des couleurs tirant sur le rouge, une espèce de col qui ne met guerre en danger nos réserves énergétiques.

Fleur inconnue.

Sur les cotés de la route, commencent à s’ouvrir des fleurs non vues jusqu’à présent, des (genre de) genêts, liserons sur tiges, iris, aubépines, bref, la sortie de Chine est plus colorée que ces derniers jours.
Je ne sais pas si les habitations prendront dès la frontière une autre forme que celles faites de briques de terre dont nous voyons peut-être ici les derniers exemplaires.
     Le franchissement des dernières bornes kilométriques, avec leurs petits signes chinois se fait facilement après la descente du col nécessitant de longues poses pour essayer de rendre au maximum les étages de couleurs dans les montagnes, autour. Elles me manqueront, avec leur cumul de kilomètres parfois impressionnant, rappelez-vous celle numérotée 2012 qui eut son heure de gloire fin avril.
     Ce soir, on pèse le bétail (c’est nous) et la conclusion est sans appel, le corps médical est formel : poids stabilisé pour un grand nombre et même quelque reprise pour quelques uns. Conclusion : tout va très bien.
Demain donc, nous quittons la Chine en bus car nous ne pouvons rouler à vélo sur la route frontalière.
Chacun, je suppose, retiendra des choses différentes de nos deux mois en Chine. Pour moi, entre autre, ce sera cette gentillesse et curiosité des populations, l’ambiance folle des cultures en terrasse que j’aimerais revoir à l’époque où tout sort de terre, de cette terre dont sont faites leurs montagnes.
     Ne zappons pas les haut plateaux vers les 3000m, les yacks (même si ce ne sont pas des vrais), les immensités du semi désert, ni la variété des mets proposés à table, même si je pense que certain ne remettrons pas les pieds dans un restau chinois de quelques temps.

Un regret ? Ah ben oui alors :…..ils n’ont pas de fougasses !!!

Couleurs vers le col.

Dernier col chinois en vélo. Bernard (mon codétenu), et moi-même.

Encore des couleurs.
Une des dernières bornes chinoises.

vendredi 1 juin 2012

Mardi 29 Mai

Ruisseau dans le semi-désert.

BIVOUAC COTON----------------KASHGAR

 
110KM / 5404   D=100m    7H45 / 15H30


Il a plu cette nuit, et ce matin c’est couvert, mais pas une goutte.
D’abord, c’est le semi-désert, puis un petit canal boueux longe la route au milieu des cultures.
De-ci de-là, un petit pont en bois l’enjambe.
Au Km 35, dans une ville, nous bifurquons à droite, et nous prenons le repas de midi au Km 80, prés d’un carrefour très animé par un marché.
Beaucoup de charrettes tirées par âne ou cheval.
Arrivée à KASHGAR vers 15H.


Préparation de chaussons fourrés au mouton.
On mange bientôt.
N’oublions pas que nous sommes dans la région du coton.
Dans la rue
Pont sur le canal.

Lundi 28 Mai

couleurs des montagnes.

BIVOUAC DESERT------BIVOUAC COTON

 
127KM / 5294   D=250m   7H30 / 16H00


Les montagnes qui bordent la route à notre droite ont des couleurs changeantes au fil de la journée.
Affleurements de sel gemme, pour de beaux contrastes.
Vent fort de dos. Mais après le repas vers le Km 50, il tourne un peu.
Cimetières sortant de l’ordinaire.
Arrêt à une station service et attente qu’un orage approchant devienne moins menaçant. Ça devient carrément violent, au niveau du vent et nous sommes bien obligés de repartir.
10 bornes plus loin, nous sommes au lieu de bivouac, genre de locaux très insalubres que nous nettoyons un peu avant de les investir. Nous serons à l’abri s’il pleut, et il pleuvra !


La pluie de cette nuit n’a pas réhydratée les sols.

Traces de prédateurs.
Vue de la route.
Repas de midi.

Sel gemme et montagnes.

Cimetières.